Auger, Gérard

Hommage à...  Gérard Auger, 1923-2001  

Gérard Auger, Né le 19 juillet 1923 à Charrette. Marié à Monique Désilets
en 1948. Père de 4 enfants : Denis, Pierre, Pierrette et Sylvie.

Activités de travail :
-Membre de l’équipe technique du bâtiment dans l’aviation canadienne ( 4
ans )
-Menuisier d’atelier – entreprise personnelle ( 3ans)
-Production de cellophane à la Dupont ( 4ans)
-Production chimique à la Gulf ( 13 ans)
-ACEF de Shawinigan <#gpop12>. Gérant fondateur ( 10 ans)
-Relationniste au CEGEP de Victoriaville de 1976 à 1985.
-Retraité en 1985, G.A.
Extrait de son c.v. Monsieur Auger est décédé le 16 mai 2001.

Gérard Auger a passé une bonne partie de sa vie au service de ses
concitoyens. Il a été directeur de l’Association Coopérative d’Économie
Familiale ( ACEF) de Shawinigan de 1965 à 1975. Il a aidé des centaines
de familles aux prises avec de sérieux problèmes de finances. C’était un
homme d’équipe. Il a été parmi les pionniers qui ont fondé l’ACEFm
suite à la grève de la Shawinigan Chemicals en 1962 et le premier
employé permanent de tout le Québec à se consacrer à plein temps à la
consultation budgétaire et au dépannage des familles avec de sérieux
problèmes d’endettement.

Il a travaillé à la mise sur pied d’une Fédération des ACEF parce qu’il
croyait profondément qu’ensemble les québécois pourraient changer une
situation qui favorisait l’exploitation des consommateurs. Il n’était
pas le dernier lorsqu’il s’agissait d’écrire, de parler, de chialer et
de faire pression sur les politiciens pour faire changer les lois. Il a
fait sa très large part avec d’autres sûrement pour obtenir la Loi de
protection des consommateurs., la Loi de l’aide Juridique et la Loi de
recours collectif. Il a aussi fondé l’ACEF de Trois-Rivières.

C’était un homme extrêmement généreux de son temps, de ses idées ( et
Dieu sait qu’il en avait), de son amitié et de ses connaissances. Il
n’aimait rien de mieux que de partager ce qu’il savait. Et il en savait
beaucoup sur tous les rackets que les gens peuvent inventer pour
exploiter les plus faibles et les plus démunis. Il avait un sens profond
de la justice.

Rien ne le révoltait plus que de voir des gens se faire exploiter par
des compagnies de finances, des colporteurs ou des marchands peu
scrupuleux. Je l’ai vu souvent affronter seul des conseils municipaux
pour les convaincre d’interdire le colportage dans les limites de leurs
municipalités.

C’était un homme charitable. Combien de fois il s’est rendu lui-même
rencontrer un propriétaire pour éviter qu’une pauvre femme soit évincée
de son loyer. Combien de fois il est intervenu auprès des services
sociaux pour plaider la cause d’un bénéficiaire. Combien de fois il a
payé de sa poche pour que des enfants mangent.

C’était aussi un homme d’humour. Il savait se moquer de lui-même et de
certaines situations où il n’avait pas eu nécessairement le beau rôle.