Bruneau, J.-Maurice

Hommage à… J.-Maurice Bruneau, 1908-2004

Profession : épicier

Citoyen impliqué dans son milieu

À la Résidence de la Saint-Maurice de Shawinigan, le 19 juin 2004, est décédé à l’âge de 95 ans, M. J.-Maurice Bruneau, époux de feu
Justine Désilets, demeurant à Shawinigan. Le défunt laisse dans le deuil ses six enfants. Ainsi débute sa notice nécrologique.
Qui était cette homme faisant profession d’épicier, et ce citoyen très impliqué dans son milieu?

Sans doute mû par les mêmes motivations que celles des participants aux ateliers de l’activité « Je me raconte » de notre Société
d’histoire et de généalogie, il rédige en 1992 une autobiographie sous le titre « Je recommencerais bien … » livrant à la population
les dessus et les dessous de sa vie privée et publique.

J.-Maurice Bruneau est né le 22 novembre 1908 à Saint-Maurice, comté de Champlain. Il est le fils de Napoléon et d’Alexandrine Bordeleau.
Il occupe le 10è rang dans la famille de 13 enfants. Il fait ses études dans sa paroisse natale et au Collège de Saint-Stanislas.
A 16 ans, il trouve son premier emploi à l’épicerie de Damas Lamontagne (le père de Rachel, la future épouse de Camille Bournival).

J.-Maurice épouse Justine Désilets le 18 mai 1931. Celle-ci est la fille d’Ulric et de 4 ans sa cadette.

Le détaillant en épicerie
La petite famille Bruneau arrive à Shawinigan en 1933. En société avec son beau-père il achète l’épicerie d’Arthur Lessard, située sur
la rue Mercier, au montant de 1 500.$­­­­­­­­, dont mille dollars comptant. Trois ans plus tard, malgré la crise économique, le solde de
l’emprunt est totalement remboursé.

Au cours des dix années suivantes, il achètera quelques épiceries et quelques immeubles. Ses entreprises comptent alors une vingtaine
d’employés.

En 1951, nous retrouvons l’une de ses épiceries à Shawinigan-Sud.

Le grossiste en alimentation
Monsieur Bruneau commence à s’intéresser au commerce en gros de l’alimentation en compagnie de Emery Lavergne et de Conrad Lajoie
durant la période de 1946 à 1954, puis décide alors de faire cavalier seul. En 1962, il incorpore cette sphère d’activité sous la raison
sociale J.M.Bruneau inc. Ses principaux clients afficheront la bannière « Carillon » dès 1960. Une trentaine de travailleurs sont affectés
à ce secteur.

L’épicier d’un centre commercial
L’une des principales acquisitions de J.-Maurice Bruneau sera celle du Marché Baribo en 1978. Il s’agit d’une vaste épicerie fondée par
Roger Baribeau et située dans le centre commercial « Les Galeries Royales », connu maintenant sous la raison sociale « Les Halles de la
Mauricie ». L’on mise beaucoup sur le volume d’affaires et les bas prix. En 1986, plus précisément en juillet, ce commerce est vendu à
Aligro de Thetford-Mines (qui le revendra rapidement à Steinberg le mois suivant).

Le citoyen impliqué
J.-Mauricie Bruneau est un tout jeune homme d’à peine 26 ans lorsqu’en 1935 il participe avec Albert Racine à la fondation de la Jeune
Chambre de Commerce de Shawinigan.

Dès 1951 il devient membre du Club Richelieu. Il assume la présidence de ce club social en 1975.

Il est vice-président de la Chambre de Commerce lorsqu’il se présente à l’échevinage du quartier no 1 en 1957. Il occupera la fonction de
conseiller municipal de 1957 à 1966.

Philanthrope, sa générosité financière ira, entre autres mouvements, à la Fondation du Centre hospitalier régional de la Mauricie
( aujourd’hui le CSSS de l’Énergie) et à la Société d’histoire Héritage Shawinigan.

Monsieur le maire
A l’élection municipale du 7 novembre 1966, J.-Maurice Bruneau devient le 17è maire de la Ville de Shawinigan, dirigeant ainsi le 35è
conseil municipal. Il remporte la victoire contre le maire sortant Gérard Dufresne. Le professionnel de l’épicerie ne fera qu’un mandat
à la mairie. Il est battu par Dominique Grenier en 1970.

C’est sous son administration que l’on inaugure le Centre culturel (en 1967) et le Foyer Dehauffe (en 1968). On doit également souligner
l’implantation de l’usine Bandag. Pour protéger la source d’eau potable de la ville, soit le lac à la Pêche, il travaille à le faire inclure
dans le territoire du futur Parc national de la Mauricie.

Reconnaissance publique
A compter de 2008, une nouvelle rue du secteur d’habitation « Domaine du Havre » dans le nord de la ville, rappellera sa mémoire aux
citoyens de la ville qu’il a su si bien servir au cours de sa longue vie publique et privée.