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Ingénieur civil et collectionneur d’outils anciens

jacques_heroux.jpgJacques Héroux est né à Shawinigan le 19 février 1926 de PhaÏda Héroux, postier et Olida Bordeleau, institutrice. Après ses études primaires dans la paroisse St-Marc, il entre à l’École Supérieure Immaculée-Conception, puis dans la classe de Première Universitaire (Sciences) qui sera sa porte d’entrée pour les universités Laval et McGill. En 1952, il obtient un baccalauréat en génie civil de McGill car Laval n’offrait pas le cours complet à cette époque et il est reçu à l’Ordre des Ingénieurs du Québec.

Son premier employeur est la compagnie Foundation du Canada et il y œuvre pendant un an. Puis il travaille pour le Ministère fédéral des Travaux publics à concevoir des quais, des travaux de dragage et les arpentages requis.

A l’été 1954, il épouse à Shawinigan-Sud, Monique Beaumier, fille d’Omer et Cécile Landry et ils auront trois enfants : Jean, Marie et Martin.

Le 10 octobre 1959, le maire Philippe Demers lui offre le poste d’ingénieur de Shawinigan-Sud, connu alors comme « le plus grand village du Canada ». Il prépare les transactions requises pour que ce village se transforme en une ville et il en devient le premier ingénieur-gérant.

Deux ans plus tard, il s’associe avec un confrère de l’Université McGill, Jacques Tremblay, pour former un bureau de consultation sous le nom des Ingénieurs-conseils Tremblay Héroux et Associés. L’entreprise mène alors une vie très active dans le domaine du génie civil et du contrôle de la pollution de l’air et de l’eau.

En 1967, après un stage de 12 mois consécutifs à l’École Polytechnique, l’Université de Montréal lui décerne le titre de Maître ès Sciences appliquées en Génie de l’environnement.

En 1972, avec six ingénieurs recrutés dans quatre bureaux différents, il est co-fondateur de la nouvelle Firme des Consultants PLURITEC. Cette association lui permet de former une équipe environnementale pluridisciplinaire et d’établir un laboratoire moderne dans la même discipline. Ces dispositions ont permis l’exécution de travaux de recherches importants.

Son expertise est requise partout au Canada, surtout par les gouvernements, les municipalités et les grandes compagnies. Mentionnons parmi ses clients : la Panartic Oils Ltd, la Churchill Falls Corp., l’Iron Ore du Canada, l’Hydro-Québec, le Ministère fédéral des Travaux publics (Ports et Rivières) et les Inuits du Québec.

Jacques Héroux s’implique socialement dans le Club Richelieu pendant de nombreuses années.  Il contribue aussi à la bonne marche de sa profession d’ingénieur en participant à des comités chargés de gérer la conduite professionnelle des membres. Plusieurs jeunes ingénieurs, à la demande de l’Ordre, ont profité du mentorat de cet expert chevronné.


LE COLLECTIONNEUR D’OUTILS ANCIENS 

Parallèlement à sa carrière de 50 ans d’ingénieur, Jacques Héroux a nourri une passion peu commune, soit celle de la collection d’outils anciens. Cet attrait pour les outils permettant d’ouvrer le bois date de son enfance alors qu’il jouait dans la boutique de menuiserie de son grand-père maternelle Caleb Bordeleau.

jacques_heroux_collection.jpgPlus tard, lorsqu'il était étudiant à l'Université McGill et dans le cadre de ses études en génie civil, Jacques Héroux s'est émerveillé à l'examen d'une charpente en bois d'une église de Montréal. La question qu'il se posait : Quels étaient les outils élémentaires qu'on avait utilisés pour obtenir de si beaux et si bons résultats. La grande hache à équarrir, la tarière, la scie de long et le marteau furent ses premières découvertes. Au fil des ans, il s'est constitué une incroyable collection d'outils qui servaient au travail du bois.

Jacques Héroux n’est pas avare et a su faire profiter le public de sa riche collection. Par exemple, le Musée des arts et traditions populaires de Trois-Rivières, maintenant le  Musée québécois de culture populaire, peu après son ouverture, a proposé à son public une monumentale exposition des outils dont il lui a ensuite fait don. Déjà le Séminaire de Trois-Rivières, des années plus tôt, avait profité des largesses de Jacques Héroux. On trouve aussi au Musée d’Ottawa et au Musée de l’outil, à Kingston, Ontario, des outils qu’envieraient les collectionneurs publics ou privés.

Grâce à Internet, Jacques Héroux entretient désormais des contacts suivis avec le monde de l’outillage de France, Italie, Espagne, Suisse, Etats-Unis et un peu partout au Canada. Il fait partie de trois associations prestigieuses : Le Tool Group de Toronto, la MidWest Tool Collection Association et la Early American Tool Association, ces deux dernières étant américaines.

Une dernière surprise attend le visiteur chez la famille Héroux. Madame Héroux, à l’occasion, sait exhiber un piano mécanique que la famille a déniché il y a plus de 40 ans. Ce meuble d’époque, bien conservé, remonterait aux années 1920. Ses rouleaux réservent entre autres des best sellers d’un temps dont certains de nos best sellers d’aujourd’hui sont étonnamment évocateurs.

Frère Alfred Larivée, F.I.C.
Omer Lemay
Février 2010


Source : Entre cousins, Association des familles Héroux inc. Printemps 2002, Volume XIII, Numéro 2, page 10 et Printemps-été 2003, Volume XIII, Numéro 4, page 13


Date de création : 06/12/2015 @ 21:15
Catégorie : Mémoires Revisitées - En hommage à ...