Vous êtes ici :   Accueil » Hébert, Clovis (1852-1937)
 
 
 
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          clovishebert.jpg  Clovis Hébert s’était acquis une grande renommée comme « ramancheur », guérisseur, rebouteur, vétérinaire… On venait de partout, même des États-Unis, pour se faire soigner par lui. Il n’avait pas son pareil pour rabouter un membre cassé. Le Conseil des Médecins lui faisait quelques fois la vie dure; mais nous avons eu connaissance que des médecins allaient discrètement le voir pour faire réparer des cassures pour des membres de leur famille. À cette époque, les médecins étaient incapables de faire des interventions sans qu’il en reste des séquelles. On disait de lui qu’il faisait des miracles.

            Clovis Hébert était également passé maître dans l’art de soigner les animaux de ferme. Il gardait souvent des personnes malades dans sa grande maison jusqu’à leur guérison.

            Après son mariage, Clovis s’était fixé avec son épouse sur le lot 727, au sud-ouest de la terre de Pierre Lord (lot 728) à l’intersection du cordon Saint-Michel, le long du cordon des Grès ou « Chemin de la Magdeleine », une extension du rang Saint-Pierre.

            Il serait difficile de passer sous silence le travail remarquable qu’a effectué un autre membre de la famille de Clovis Hébert pour perpétuer son don de guérisseur. En effet, son fils Adélard, marié à Angéline Jourdain, a aussi soigné pendant de nombreuses années des centaines de personnes qui allaient le voir à son domicile situé sur la 109e Rue, en face de la 113e Rue (Shawinigan-Sud).

            Un autre fils de Adélard, Jean-Pierre, a pris la relève de son père et a aussi soulagé un grand nombre de personnes. Afin de s’éviter des problèmes avec le Collège des médecins, Jean-Pierre a suivi un cours de pédicure à l’Université. Étant devenu spécialiste des pieds, il pouvait ensuite soigner légalement.

            Monsieur Lapointe, qui aura 97 ans le 16 mars 2008, me confirme qu’il a lui-même été soigné par M. Hébert pour une inflammation majeure de la main droite et c’est grâce à l’onguent naturel « Hébert » et les traitements du guérisseurs qu’il fut guéri. Monsieur Lapointe réfère à cette situation en disant qu’il souffrait de la « fourchette » pour dire que ses doigts et sa main devenaient enflés et raides sans aucune flexibilité et avec des douleurs intolérables.

Rencontre avec M.Henri Lapointe le 25 février 2008.

Tiré du Volume 1 Les écrits de monsieur Henri Lapointe 1999.

Voici un fait rapporté par Monsieur et Madame Joseph Gauvin, citoyen et citoyenne de Shawinigan-Sud. ( Lors de la rédaction du volume en 1982.)

« Une jeune fille de l’Abitibi, après avoir consulté plusieurs médecins, se vit dans l’obligation de se faire amputer la jambe. Parents et amis, après avoir entendu parler du Père Clovis Hébert, décident de venir le rencontrer pour tenter leur dernière chance. Ils débarquent à la gare La Bissonnière et sont accueillis dans « l’hôpital du rang St-Michel ». La jeune fille séjourne là pendant quelques mois et retourne chez elle complètement guérie. »

Tiré du volume : Shawinigan-Sud Une histoire entre nous. 1983.

Monsieur Hébert avait une renommée importante sur tout le territoire de la Mauricie en consultant les archives municipales de plusieurs localités on y voit des remarques concernant les visites que Monsieur Hébert effectuaient régulièrement. Dans les archives de St-Adelphe en 1922 on peut y lire :

« Certains contribuables demandent au conseil que M. Clovis Hébert d’Almaville obtienne un permis pour replacer et rabouter les membres de tout être humain ou animal. »

 Recherches. André-Jean Bordeleau.


Date de création : 06/12/2015 @ 21:10
Catégorie : Mémoires Revisitées - En hommage à ...