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Généalogie

Un pionnier de l’industrie du papier en Mauricie.

En 1825 Le Gouvernement du Bas-Canada procédait à un arpentage sommaire du territoire de la Mauricie. Déjà en 1831 des concessions pour la coupe du bois étaient accordées. En 1852, le Département des Travaux Publics construisait une glissoire pour faciliter le flottage du bois à Shawinigan. Le bois devant servir pour la construction était acheminé à l’extérieur du pays.

Extraits de Shawinigan depuis 75ans. Fabien LaRochelle.1976

En 1881, le poste de Grand-Mère ainsi que la paroisse de Ste-Flore reçoivent une visite inhabituelle. Il s’agit d’un homme de taille moyenne, environ 5 pieds huit pouces, trapu avec un dos large et puissant. Il a, paraît-il, un teint clair, les cheveux blonds et les yeux bleus. Certains colons qui le côtoient constatent qu’il possède une voix plutôt douce et, lorsqu’il parle, le ton de celle-ci est une octave plus basse que la normale. Quant à son allure générale, il n’incarne pas vraiment l’archétype du colon à la recherche d’une terre à défricher. Non, il s’agit plutôt d’un marchand montréalais d’origine écossaise, dénommé John Forman. Il est venu dans ce coin de pays, après un long voyage, loin du confort de sa ville, examiner le potentiel des environs afin d’implanter, dit-on, une usine de pâte à papier.

Le 26 mai 1882, le maire Jean-Baptiste Gérin-Lajoie réunit le conseil municipal de Ste-Flore pour accorder unanimement la permission à John Forman d’établir une usine dans la paroisse.

Le 12 octobre, création officielle de la compagnie The Canada Pulp Company Limited. Le principal actionnaire est M.Albert Ayer. Quant à M. Forman, l’instigateur de cette idée, il agit comme secrétaire-trésorier.

1883 En septembre, la Canada Pulp fait faillite. Elle est vendue aux enchères pour 1,000.$­­­­­­­­­­­­­­­, et c’est Monsieur Forman qui en fait l’acquisition. Convaincu de la faisabilité du projet, M. Forman embauche un gardien pour surveiller ses biens et, il se met à la recherche de nouveaux investisseurs. Finalement en 1887, deux américains( Albrecht Pagenstecher et Warren Curtis) et deux canadiens (James MacLaren, John Doyle) se montrent intéressés. Il vend ses terrains et ses installations au prix de 30,000.00. La Laurentide Pulp and Co. était née. Elle sera en marche en 1890.

Les débuts ne furent pas facile. Le marché nord-américain est faible et Forman doit voyager à travers le Canada et l’Angleterre afin de trouver des débouchés pour la pâte mécanique. En octobre 1894, M.Forman remit sa démission pour des raisons non déterminées.

Mais l’implantation était faite et le génie de l’entreprise allait trouver les solutions pour faire grandir cette industrie et la faire s’adapter aux différents contextes économiques jusqu’à encore aujourd’hui.

Et cet engouement industriel faisait que des nouveaux arrivants s’installaient partout dans le voisinage. De 1891 à 1897, c’est 360 nouveaux ménages qui arrivent dans la paroisse Ste Flore et de ce nombre, le Poste de Grand-Mère en accapare plus de 60%. À partir de 1896, l’essor démographique est fulgurant. Entre 1896 et 1901, la population augmente de 2 072 habitants, soit une hausse de 472 % alors que le reste de la paroisse s’accroît de 258 nouveaux résidents représentant une augmentation de 13,7%

Monsieur Forman en donnant naissance à la Compagnie de Papier Laurentide allait permettre à beaucoup de familles de s’installer autour de l’usine, de construire une ville et de participer à l’érection d’une communauté de citoyens avec tous les services nécessaires.

Extraits de : Les 100 ans de Grand-Mère.1998

Trois-Rivières. Éditions du Bien Public. 1952

Recherchistes : Renald Bordeleau et André-Jean Bordeleau. Février 2008.


Date de création : 06/12/2015 @ 20:27
Catégorie : Mémoires Revisitées - En hommage à ...