Vous êtes ici :   Accueil » Dufresne, Thérèse (1913-2012)
 
 
 
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Elle est née au 760-2e avenue. Je suis né au 706-2e avenue, juste un peu plus bas dans la côte que l'on nommait « la côte du curé ». Je l'ai connue par intérêt pour ma communauté, particulièrement mon lieu de naissance, dans ce petit patelin, entre la rivière et la colline qui mène sur le plateau de Shawinigan Sud.
Lors des activités de retrouvailles de ce petit coin sympathique qui prit naissance dans le projet de construction la ville de Shawinigan au début des années 1900, nous cherchions des références historiques pour alimenter nos différentes rencontres. Mme Dufresne devenait une personne incontournable pour nous aider. Elle était née dans cette belle petite maison qui domine la côte. Elle était la 7e d'une famille qui comportera 11 enfants, 4 garçons et 7 filles.
Ses parents Ludger Dufresne et Marie-Louise Baribeau eurent beaucoup de mérites et de courage pour élever leur famille. En 1920, à l'âge de 52 ans décédait Monsieur Dufresne. L'aîné avait 19 ans et le bébé, un an et demi. Imaginez le défi ! Courage, détermination, méthode devenaient les mots d'ordre de la jeune veuve Marie-Louise alors âgée de 40 ans. Autour de la mère se développa la solidarité familiale. La foi et la providence allaient faire surgir la magie nécessaire pour organiser le quotidien de cette nichée de 11 enfants.

Pendant 20 ans la mère et quelques filles allaient assurer le service du Bureau de Poste de la localité d'Almaville-en-Bas. La malle c'était une grosse affaire ! Pensez aux commandes ces Eaton et Simpson. Tout se transigeait par la « malle » comme on disait.

Thérèse fit ses études à l'école Normale de Trois-Rivières. Elle devint institutrice au Couvent Saint-Louis et dans la ville de Shawinigan. Pendant toute sa carrière de 35 années elle forma avec rigueur et discipline des centaines d'enfants. Elle devait tenir ces traits de caractère de sa mère qui gérait si bien la famille. C'était une femme déterminée et en contrôle. Elle s'informait, savait trouver les personnes compétentes et exigeait la perfection de ses élèves et des employés qui maintenaient sa maison impeccable.

À ma connaissance, c'est la seule personne que je connaisse, qui est née et est toujours demeurée dans la maison familiale jusqu'à ces derniers jours, où elle a rendu l'âme à l'âge respectueux de 99 ans. J'ai eu le plaisir de la côtoyer durant la dernière décennie. Les rencontres étaient toujours conviviales mais toujours dans un décorum classique et empreint de sérieux. Les mots étaient bien mesurés. Elle avait développé plusieurs qualités qui commandaient la qualité, le respect et la justice.
Tous ceux et celles qui l'ont connu partageront de bons souvenirs en pensant à elle.

* Pour d'autres informations voir le texte publié dans la revue de la Société d'histoire et de Généalogie de Shawinigan. Au pays des Chutes. Volume 8 no.2  Printemps 2000.

André-Jean Bordeleau.

Sur la photo on reconnaît M. René Lavigne un de ses premiers élèves en 1935. La photo fut prise par Yvon Leclerc, lors des retrouvailles en 2005.


Date de création : 06/12/2015 @ 20:15
Catégorie : Mémoires Revisitées - En hommage à ...