Vous êtes ici :   Accueil » Demers, Philippe (1919-1999)
 
 
 
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philippe_demers.jpgEnfant du « babyboom » de la première guerre mondiale, il prendra soin des animaux un peu par défaut. Il aurait aimé être avocat. Mais, venant d’une famille modeste, il se dirige vers la médecine vétérinaire parce que la province y défraie les études et la pension, tant les candidatures sont rares.C’est bien fait pour les avocats puisque les vétérinaires auront le bonheur de compter sur une personnalité extraordinaire.

Natif du compté d’Iberville, c’est en 1948, après avoir obtenu son doctorat de L’école de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe, qu’il vient s’établir en Mauricie. Il est alors le seul vétérinaire desservant le Centre-Mauricie, ainsi que les secteurs Mékinac et des Chenaux. Il roule 70,000 milles chaque année.Comme si ce n’était pas suffisant, il est choisi par ses pairs pour devenir, en 1956, le président du Collège de médecine vétérinaire du Québec. Il fut également président du Club Richelieu de Shawinigan en 1959. Mais, cela faisait déjà trois ans qu’il était élu échevin à Shawinigan-Sud.

L’homme qui soigne les bêtes allait, de plus en plus, s’occuper des hommes et des femmes.  Il fut maire de Shawinigan-Sud de 1957 à 1962. Pendant son mandat, le village devient une ville.  C’est lui qui assure l’approvisionnement en eau potable en négociant et obtenant le raccordement avec le réseau d’aqueduc de la ville de Shawinigan.Il ne s’arrête pas là. En 1966, il se fait élire député de Saint-Maurice à l’Assemblée nationale dans l’équipe de L’union Nationale que dirige alors Daniel Johnson, père. Il a été adjoint parlementaire des premiers ministres Johnson et Jean-Jacques Bertrand et directeur général de l’Union Nationale.  Il fait construire la première section de l’autoroute 55.

Il obtient également la mise en chantier du centre hospitalier du Centre-de-la-Mauricie et d’un foyer pour personnes âgées. Nous lui devons aussi l’atelier d’Hydro-Québec et la construction de la 12e Avenue à Shawinigan Sud.Il va résister à la vague libérale du jeune Robert Bourassa en 1970 et quittera la vie politique en 1973.

Il fut Directeur général adjoint à la direction générale des bureaux et laboratoires régionaux du ministère de l’Agriculture du Québec à compter de 1973 et Directeur du Jardin zoologique de Québec de 1981 jusqu’à sa retraite en 1990.


Il sera décoré de la Médaille de la ville de Shawinigan Sud en 1987 et l’Ordre des médecins vétérinaires va lui décerner, en 1996, le prix Victor pour son travail à la conservation du patrimoine vétérinaire québécois ainsi que pour l’ensemble de sa carrière.

Il fut intronisé Grand shawiniganais en 1998.

Recherches : AJ Bordeleau.


Date de création : 06/12/2015 @ 19:49
Catégorie : Mémoires Revisitées - En hommage à ...