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Généalogie

Le cercle des Grands Bilodeau

Claude Bilodeau, un pilier dans son milieu!

N.D.L.R. Le Cercle des Grands Bilodeau a été institué pour retracer et écrire l'histoire de ces Bilodeau disparus qui ont marqué la vie de leur famille et de leur milieu par des actions remarquables dans leur champ d'activité et leur profession, par des réalisations sociales ou des exploits qui sortent de l'ordinaire et qui ont excellé et laissé un héritage à la société et à la grande famille des Bilodeau.
S'il s'avère presque illusoire d'écrire l'histoire de tous les Bilodeau qui ont marqué leur famille et leur milieu dans les derniers 350 ans, il est, par ailleurs possible d'écrire une histoire plus contemporaine des Bilodeau disparus, principalement ceux du dernier siècle.

En 2010, l'Association des Bilodeau est fière d'introniser au Cercle des Grands Bilodeau, monsieur Claude Bilodeau, un pilier de la Société d'histoire et de généalogie de Shawinigan, un philosophe, professeur, un homme généreux et un grand curieux.
C'est avec un immense plaisir que nous ajoutons son  nom à la liste des membres du Cercle des Grands Bilodeau.

Claude Bilodeau, 1939-2008

« On peut connaître assez facilement l'histoire officielle d'un pays, la liste de ses rois, de ses ministres, de ses guerres, de ses traités, et cependant la véritable histoire n'est pas là; c'est dans les masses profondes des travailleurs de tout ordre que réside la vie réelle de la Nation. »
(Édouard Heeriot, 1er mai 1909)
1939-2008.jpgAvant de s'installer à Shawinigan-Sud, Claude Bilodeau avait exploré plusieurs régions du Québec. Il était un explorateur, il aimait visiter, observer et noter les lieux visités. De l'Estrie à la Côte-Nord, de la Gaspésie à l'Outaouais, il admirait le magnifique territoire qu'est le Québec. Il a passé deux ans au Mali, en Afrique, dans le cadre d'un projet d'entraide international avec l'ACDI. Mais c'est dans l'enseignement que Claude Bilodeau a fait la plus grande partie de sa carrière.

On nous a dit que lorsqu'il s'installait quelque part, ce n'était pas long qu'il s'intéressait au tissu social qui l'entourait. Il s'impliquait, il s'engageait, il était responsable. Il devenait, à ce que l'on dit, un « prospecteur » communautaire. Il cherchait des filons de bonté qui circulaient dans son secteur. Il trouvait. Il analysait et se joignait à l'équipe sur place pour le découvrir et la rendre accessible à plus de gens.

Monsieur Bilodeau a contribué à mettre sur pied les bénévoles de Tel-écoute, il fut impliqué au sein du Centre d'action bénévole, il fut de l'équipe de mise sur pied du mouvement Albatros. Pendant des années, il a fait partie des bénévoles au sein des Caisses populaires Desjardins. Il est membre fondateur du club Mercam, un groupe d'amis à la retraite qui partagent les bonnes idées. A la Société d'histoire, il fut un incontournable. Il a été de toutes les sauces : membre du conseil d'administration, trésorier, responsable des
voyages, coordonnateur des aménagements physiques, répondant auprès de certains organismes, concepteur de divers documents, en charge de la mise en page du calendrier historique,
du bulletin « Au pays des chutes » et du volume 3 des « Écrits de monsieur Henri Lapointe ».

On lui a rendu hommage en nommant « Salle Claude Bilodeau » le local des comités de la Société d'histoire et de généalogie.

Claude Bilodeau était un philosophe.

Ceux et celles qui ont travaillé avec lui ont beaucoup apprécié ses qualités. Mais ceux qui l'ont côtoyé de près, ceux-là ont été encore plus choyés. Les échanges étaient profonds, pesants mais toujours remplis d'espoir, parce que « Bill » possédait ces trois grandes vertus qui venaient du divin : Bill avait et pratiquait la Foi, l'Espérance et la Charité. Il était une présence, une parole, un
langage. Par ses lectures, ses amitiés, il dessinait l'âme du monde.

Claude Bilodeau était un homme habité et habitable, il était habité par plus grand que lui-même, quelque chose le transcendait et cette transcendance le rendait lumineux. C'était un homme juste, intègre, honnête et loyal. Un homme de service aux milles talents, a la fois manuel et intellectuel. Il pouvait construire une maison de A à Z et en fabriquer tous les meubles sans oublier
l'escalier. Autant il était habile en électricité et en électronique, autant ses lectures meublaient son esprit et son âme.

Claude Bilodeau était un grand sympathique, un curieux qui voulait tout voir, tout connaître et tout approfondir. Il savait transformer les événements en avènement.
famille.jpg
De gauche à droite : Jérémie Legendre, Philippe Banville, Mario Banville, Sylvie Bilodeau, Élisabeth Legendre, Olivier Legendre, Denyse Bilodeau, Chantal Bilodeau, Éléonore Banville, Marie-Sophie Banville,
Charles Legendre

En relisant l'hommage rendu par ses enfants lors de ses funérailles, on retient que Claude Bilodeau a légué son sens des justes priorités. Il a toujours fait passer sa femme et ses enfants avant son travail et ses autres activités.

Il a refait le monde bien des fois, de préférence autour d'une table bien garnie ou encore lors des fêtes au jardin. De plus, il aimait cuisiner. Il a laissé en héritage un amour de la fête et un sens de l'accueil.

Il a fait découvrir le monde à ses petits-enfants via les documentaires qu'il prenait bien soin d'enregistrer à la télé. Il leur a fait découvrir la poésie de Gilles Vigneault et de Richard Desjardins. Comme le dit si bien Marie-Sophie Banville, sa petite fille : « Je considère la vie de mon grand-père comme un inspirant art de vivre qui s'énonce comme suit : « prendre la vie à bras le corps,
manger, boire du vin, défaire le monde et le refaire, s'indigner, s'attrister, s'émerveiller et surtout, surtout, aimer, aimer, aimer. »

Claude Bilodeau était l'époux de Denyse Gauthier et père de Sylvie, Chantal et Michel. Il était aussi le grand-père de six petits-enfants.

La vie a voulu que monsieur Bilodeau soit appelé à se détacher. Les cinq dernières années de sa vie, l'emphysème faisant des ravages dans son corps, il avait dû limiter son champ d'action.

Malgré toutes ses limites, il gardait une grande capacité d'accueil et de convivialité.

Homme de courage devant la mort, il disait : « Je n'ai pas peur de mourir. Je sais où je m'en vais. Le Christ m'accueillera. » Il ne jouait pas de jeu. Cette sérénité, cette assurance quant à sa destinée éternelle, c'est un héritage inestimable qu'il lègue à tous ses descendants et à la société.

Pour la marque inestimable que Claude Bilodeau a laissé au sein de son milieu familial et professionnel, pour sa ténacité, son intégrité, son courage, son dévouement, son amour de la vie et pour son engagement l'Association des Bilodeau est très honorée de l'introniser au Cercle des Grands Bilodeau.

Source : La Billaudière, Vol. 10, août 2010


Date de création : 06/12/2015 @ 09:31
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