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Soprano originaire de Shawinigan ayant percé dans le monde de l’opéra international

Liette Turner

RACINES SHAWINIGANAISES

Liette Turner est née dans la paroisse Saint-Marc de Shawinigan le 17 juin 1942. Elle est la fille d’Armand Turner et Léona Michaud et vit dans une famille de 6 enfants.

Dans sa jeunesse, elle est membre de la Chorale Saint-Sauveur de Shawinigan-Sud et elle chante régulièrement avec l’Union musicale de Shawinigan sous la direction de Philippe Filion de 1963 à 1968. Elle sera d’ailleurs l’une des artistes invitées lors du premier concert de l’Union musicale de Shawinigan au tout nouveau Centre culturel de Shawinigan, le 11 mars 1968. Sa formation musicale a été acquise au Conservatoire de musique de Montréal.

Elle obtient un brevet d’enseignement de l’École normale Saint-Pie-X de l’avenue Trudel à Shawinigan. Elle fait partie d’une équipe de danses folkloriques : Les Mistigris de Shawinigan. Elle y fait connaissance de son futur mari Albert Juneau, fils d’Albert et de Marguerite Fratelli. Le couple se mariera en l’église Saint-Sauveur de Shawinigan-Sud le 3 juillet 1965. Les deux enfants se prénommeront Katia et Nicolas.

En 1969, âgée de 27 ans, Les Grands Ballets Canadiens l’invitent à faire une grande tournée dans neuf villes européennes. Quelques années plus tard, les prestations se succèdent. Elle chante à travers le Canada en 1976-77 dans le Barbier de Séville de Rossini avec les Jeunesses musicales du Canada, dans Rigoletto de Verdi à Calgary et dans l’Enfant et les sortilèges de Ravel, à Bordeaux en France.

L’EXPÉRIENCE AUTRICHIENNE

liette_turner2.jpgUn article du Nouvelliste du 31 octobre 1981 titre : « Succès de Liette Turner-Juneau à la télévision autrichienne ». Elle nous confie alors: « J’ai pu, au cours de ces trois dernières années, chanter un vaste et intéressant répertoire. Je pense avoir remporté un grand succès dans  Le Mariage secret de Cimarosa dans lequel je tenais le rôle de Carolina »

La carrière de notre soprano a donc fait un grand saut en 1978 quand elle devient membre permanent du Landestheater, la deuxième maison d’opéra en importance de l’Autriche. Elle poursuit sa carrière à l’opéra, dans le récital et l’oratorio en Autriche et dans d’autres villes européennes.

A titre d’exemple, elle chante dans la première française de la Femme silencieuses de Richard Strauss en 1981 à Lyon et à Paris.

Laissons parler la critique européenne pour juger le talent de notre concitoyenne expatriée :
Le Figaro de France : « Charme et sensibilité de la Québécoise Liette Turner-Juneau ».
Die Bukne d’Autriche : « Souplesse de la voix, du charme sur scène et de la sûreté des aigus… ».


LA DIRECTRICE GÉNÉRALE DE L’OSMONT

Le parcours professionnel de Liette Turner-Juneau l’amènera en 1991 à la direction générale de l’Orchestre symphonique de la Montérégie ou OSMONT. Elle se donne pour mission de démocratiser la musique symphonique.

La soprano de carrière favorisera les sorties de l’OSMONT de son pied à terre de Longueuil vers les autres municipalités de la Montérégie. Elle se donne également pour mandat de développer le talent musical local en permettant à de jeunes élèves de la commission scolaire de ressentir l’ivresse d’une grande performance en public avec l’orchestre symphonique.


LE RETOUR AUX SOURCES

La soprano Liette Turner-Juneau s’est produite à quelques reprises en Mauricie au cours des années 1980. Certains se souviennent encore de sa prestation avec Claude Corbeil à Saint-Mathieu du Parc, de sa performance dans le Messie de Handel à l’église Saint-Pierre de Shawinigan et à l’église Saint-Sauveur de Shawinigan-Sud à l’occasion du 20è anniversaire de la chorale, etc.


UNE FONDATION À SA MÉMOIRE

Liette Turner est décédée d’un cancer le 17 novembre 2006 à l’âge de 64 ans, à la maison Victor-Gadbois de Beloeil, entourée du même amour qu’elle a semé.

Des amis du chant et de la musique ont proposé à son mari Albert Juneau de créer la Fondation Liette-Turner pour l’avancement de la musique chorale au Québec. Cette initiative l’a beaucoup touché et il n’a pas hésité à s’impliquer en assumant la présidence du conseil d’administration de l’organisme.

Sources :  

  •  Le Nouvelliste, 31 octobre 1981
  •   La Presse, ler décembre 1997
  • Archives de Paul-Émile Bourassa relatives à l’Union musicale de Shawinigan

    
Omer Lemay, 8 juin 2010


Date de création : 07/12/2015 @ 20:39
Catégorie : Mémoires Revisitées - En hommage à ...