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Soeur Cécile Derome

Dernièrement décédait la religieuse qui m’enseigna en deuxième année en 1947 au couvent St-Louis d’Amaville-en-Bas (Shawinigan Sud). Ce n’est pas hier… Mais, à la suite de l’écrivain Claude Jasmin, qui dans un écrit expliquait que plusieurs des québécois de cette époque furent éduqués par des religieux qui dirigeaient nos écoles. Dans son article il mentionnait que plusieurs de ces anciens élèves étaient gênés de parler de l’éducation reçue par les religieux ou religieuses de cette époque.

soeurcecilederome.jpgJe fus un de ces élèves, et comme 93% de leur clientèle j’avoue avoir reçu une belle éducation. Je suis vraiment désolé pour ceux et celles qui ont subi des sévisses par les 7 %  des « mauvais » religieux.

Dans notre localité, notre éducation commençait par trois années avec les religieuses dans des classes mixtes pour ensuite poursuivre au collège où les Frères continuaient notre formation jusqu’en 9 e ou 11e année.

Je veux rendre hommage à Sœur Cécile parce que même après toutes ces années elle venait nous rendre visite assez régulièrement pour y passer quelques jours chez des amis de la communauté des Sœurs de la Charité de Saint-Louis. Toujours elle  vécut à l’ombre des couvents cachés près des églises. L’éducation et la prière comblaient son quotidien depuis son adolescence. À chaque fois qu’elle venait en région c’était l’occasion de retrouvailles pour être en présence de ses anciens élèves d’Almaville. Nous étions tous reconnaissants de sa passion de nous avoir formé et éduqué selon les bonnes manières que nous partagions dans notre école, notre famille, notre paroisse, notre village.  Jusqu’à un âge avancé, elle a eu une belle retraite.

Elle allait avoir 96 ans lorsque le 23 novembre dernier, elle nous quittait pour retrouver la Source à laquelle est s’est toujours abreuvée. À sa retraite, ce qu’elle pouvait faire pour nous, c’était de prier.  Et je suis certain qu’elle ne manquait pas une journée pour nous ajouter à ses bonnes intentions. Je veux lui rendre hommage d’avoir donné sa vie, toujours dans l’ombre, pour l’éducation de la jeunesse et particulièrement à la mienne durant les années 1940.

André-Jean Bordeleau, Shawinigan.


Date de création : 07/12/2015 @ 20:08
Catégorie : Mémoires Revisitées - En hommage à ...