Vous êtes ici :   Accueil » Plante, Jacques (1929-1986)
 
 
 
Administration
 ↑  
Activités
Publications
 ↑  
Bibliothèques
 ↑  
Mémoires Revisitées
 ↑  
Généalogie
 ↑  

Le meilleur gardien de but de l’histoire

En avril 2008, nous vivons la fièvre des Séries éliminatoires de la Ligue nationale de Hockey. Le Canadien de Montréal élimine les Bruins de Boston en première ronde. Une nouvelle vedette est née du nom de Carey Price. On dit de ce dernier qu’il est de la graine des grands athlètes car il a réussi deux jeux blancs dans la même série, devenant le 6è gardien du Canadien a réalisé l’exploit. Jacques Plante est dans ce groupe, ayant accompli le tout à deux reprises. Alors pourquoi ne pas revisiter la biographie sommaire de Jacques Plante?Jacques Plante

Le port de la tuque

Né le 17 janvier 1929 à Mont-Carmel, près de Shawinigan, Joseph Omer Jacques Plante est le fils de François-Xavier et de Palma Brière de cette localité. Il est l’aîné d’une famille de onze enfants dont 6 garçons et 5 filles. Dès 1930, la famille déménage à Shawinigan, angle 1ère Rue et avenue des Cèdres. En face de chez lui, réside la famille d’Ovila Lacoursière. Très vite, il se passionne pour le hockey et la position de gardien de but l’emballe. Comme les gamins de son âge, il passe ses temps libres sur la patinoire de l’école Saint-Maurice, située tout près. Il fréquente ensuite l’École supérieure Immaculée-Conception ( É.S.I.C.) dont il défend les couleurs. Il aide son équipe à remporter le championnat provincial de la catégorie Juvénile au printemps de 1946.

Jacques Plante se distingue ensuite chez les Juniors avec les Citadelles de Québec au cours de la saison 1948-49, au salaire de 85.00$­­­­­­­­­ par semaine. Il se marie d’ailleurs à l’église Notre-Dame de Québec, le 30 avril 1949 avec Jacqueline Gagné, fille d’Edgar et de Laura Tremblay. Leur premier enfant se prénomme Michel, né en 1951. Un autre fils, Richard, décédera accidentellement âgé d’environ 17 ans;

Il joint ensuite pour les 4 prochaines années le Royal de Montréal dans la catégorie Sénior où il retrouve des compagnons de l’É.S.I.C. , soit Claude Dolbec, Gerry Désaulniers et Gilles Trudel ( la fameuse ligne d’attaque D.D.T.).

D’une grande dextérité, Jacques aime, entre autres, le dessin, la broderie, le tricot. Il est d’ailleurs reconnu pour le port de ses fameuses tuques (qu’il tricote lui-même et dont l’entraîneur des Canadiens aura bien du mal à l’en séparer). Il pratique également d’autres sports : le baseball, la balle molle, la crosse, le tennis de table, la natation, etc.

 jplante004.jpg

É.S.I.C. Champions Provincial Juvénile 1946

Jacques Plante, Roland Lessard, Laurent Boisvert, Roger Carbonneau, Gilles Gignac, Camille Pellerin, Conrad Baribeault, Bull Gilbert, André Jacques, Jean Mills, Gaston St-Pierre, Gilles Trudel, Gerry Désaulniers, Claude Dolbec et Frère Roger, f.i.c.

Source de la photo : Conrad Baribeault

L’inventeur du masque de gardien de but

Au printemps 1953, Jacques dispute ses premiers matches dans la LNH, en remplaçant le portier Gerry McNeil avec nos Glorieux des Canadiens de Montréal. La ligne Nationale comporte alors six équipes seulement, et les premières parties télévisées ont eu lieu l’année précédente. A sa première partie, il obtient un blanchissage contre Chicago, dans un gain de 3 à 0.

Jacques Plante défendra le filet du Canadien au cours des dix années suivantes. Il permet au Canadien de gagner six fois la Coupe Stanley (1953, 56-60). Il se mérite les trophées Vézina (meilleur gardien de but : 5 fois de suite entre 1956 et 1960, puis en 1962) et Hart (joueur le plus utile à son équipe en 1962).

Jacques Plante utilise régulièrement le masque au cours des entraînements depuis 1955, mais son instructeur Toe Blake le lui interdit en joute régulière. Au Madison Square Garden de New York, le premier novembre 1959, un tir du joueur de centre Andy Bathgate lui fracture le nez. A sa sortie de la clinique, il exige de son instructeur la permission d’utiliser son masque. Une nouvelle pièce d’équipement sera désormais utiliser par tous les cerbères.

 Pendant son séjour avec le Canadien, Jacques Plante habite rue Labrie, à Laval-des-Rapides.

La transplantation

Notre gardien de but étoile connaît plusieurs déménagements au cours des dix années suivantes. Échangé aux Rangers de New York en 1963 contre Lorne « Gump » Worsley, il y passe deux saison. Après une retraite de 3 ans, les Blues de St-Louis lui font une offre irrésistible de 35,000$­­­­­­­­­ pour reprendre sa carrière comme joueur actif en 1968-69. Il partagera la tâche avec Glenn Hall et nous les voyons se mériter le trophée Vézina au printemps de 1969.

Les Maple Leafs de Toronto retiennent ses services pour trois saisons, de 1969 à 1972. Son partenaire est un certain Bernard Parent. Enfin, en 1972-73, il dispute 8 parties avec les Bruins de Boston , la dernière dans la LNH étant le 2 mai 1973.

 Il met un terme définitif à sa brillante et longue carrière de hockeyeur en participant à 31 joutes avec les Oilers d’Edmonton de l’Association Mondiale de Hockey en 1974-75. Il est alors âgé de 46 ans.

Quelques statistiques

En 837 rencontres régulières, Jacques Plante décroche 434 gains, subit 246 défaites et voit son équipe annuler 157 fois. Il récolte 82 blanchissages en saison régulière et maintient une moyenne à vie de 2,38.

En séries éliminatoires, sa fiche est 71 victoires et 37 défaites, 14 blanchissages et moyenne cumulatives de 2,17.

Le retraité

Jacques Plante occupera ensuite quelques emplois reliés au monde du hockey, dont celui d’entraîneur des gardiens de but.

Ses sérieux problèmes d’asthme le pousseront à aller vivre en Europe. Il décède à Sierre, en Suisse, le 27 février 1986 , à peine âgé de 57 ans.

Sa seconde épouse Raymonde réside toujours en Suisse, et elle administre la succession. Elle déclarait en 2006 que Jacques serait décédé d’une rupture de l’aorte de l’intestin, et non d’un cancer ou de l’asthme.

Reconnaissances

1978   Temple de la Renommée du hockey

25 septembre 1994   L’Auditorium municipal de Shawinigan, construit en 1937,        devient officiellement : Aréna Jacques-Plante

1997   Membre de l’Académie des Grands Shawiniganais

 2000   Le Gala Sport Hommage Desjardins proclame Jacques Plante

                         l’athlète masculin de la Mauricie au 20e siècle.

Omer Lemay, 2 mai 2008


Date de création : 07/12/2015 @ 18:44
Catégorie : Mémoires Revisitées - En hommage à ...