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Monsieur Grand-Mère


 

UN ARDENT DÉFENSEUR DE SA COMMUNAUTÉ
jacques_marchand.jpgMonsieur Jacques Marchand a été maire de la Ville de Grand-Mère de 1982 à 1994. Lors de son retrait de la scène municipale à l’automne 1994, le journaliste de l’Hebdo du Saint-Maurice a voulu connaître l’opinion de son collègue de la Ville de Shawinigan, monsieur Roland Désaulniers, lors d’une entrevue. Les premiers mots de ce dernier furent élogieux dès le début de l’entretien : « Jacques Marchand est un homme d’un commerce agréable. Homme d’affaires très expérimenté, jouissant d’un raisonnement sans pareil, il a toujours su se montrer très près des gens. » . Monsieur Désaulniers terminera en disant que « si la ville du Rocher avait un titre à donner à Jacques Marchand, c’est très certainement celui de « Monsieur Grand-Mère » qu’il mériterait.

LE GRAND-MÉROIS
C’est à Grand-Mère, le 20 mai 1928 que Jacques Marchand voit le jour. C’est le cinquième d’une famille de neuf enfants. Son père Julien (originaire de Batiscan et décédé plus que centenaire) est machiniste à la papetière Laurentide de Grand-Mère, alors que sa mère Marie-Anne Ricard est reine du foyer.

Après ses études primaires et secondaires à l’école Sacré-Cœur de Grand-Mère, il termine à l’Institute de technologie de Shawinigan des cours en dessin industriel et ajustage mécanique.

En 1950, âgé de 22 ans, il épouse Lucille Bellemare et le couple comptera huit enfants, dont deux couples de jumeaux en l’espace de 20 mois.

L’HOMME D’AFFAIRES  
La première carrière de Jacques Marchand sera celle d’entrepreneur plâtrier de 1950 à 1967. Parmi ses plus belles réalisations, mentionnons l’école d’Arts et Métiers de Grand-Mère, l’église Saint-Jean-Baptiste de Grand-Mère, l’hôpital Saint-Joseph de La Tuque, ainsi que plusieurs maisons unifamiliales de la région grand-méroise.
Le second champ d’activités sera le monde industriel. De 1967 à 1970 il est copropriétaire de l’usine FITCO de Grand-Mère, spécialisée dans la fabrication de pièces de motoneige en aluminium coulé sous pression.

En 1970. il fonde avec des partenaires la société manufacturière RO-MA qui se spécialise dans la fabrication de pièces en aluminium et plastiques injectées. Il sera actif dans la compagnie installée sur la 12è avenue à Shawinigan-Sud jusqu’à son décès en 1999.

DOUZE ANS DE RÈGNE
En 1982, Jacques Marchand offre ses services à la population de Grand-Mère et il est élu maire pour un mandat de quatre ans. Il avait acquis de l’expérience des rouages municipaux en étant conseiller municipal de 1965 à 1970. Il sera réélu par acclamation pour deux autres termes en 1986 et en 1990. C’est donc 16 ans de vie publique consacrées à sa municipalité.

L’assainissement des eaux usées et l’incubateur industriel de Grand-Mère sont deux des réalisations de son administration qui le rendait le plus fier.

Lorsque la bâtisse désaffectée de l’ancienne usine Wabasso, aux limites de Shawinigan-Grand-Mère est mise en vente en 1982, la Ville de Grand-Mère s’en porte acquéreur. Étant lui-même le fondateur de deux PME et connaissant très bien les embûches que rencontrent les entrepreneurs lors du démarrage de leur entreprise, il y voit l’opportunité, avec son ami et conseiller municipal Claude Lavergne, de réaffecter la bâtisse en incubateur industriel où les entrepreneurs auront accès à des loyers à prix modiques ainsi qu’à des personnes ressources pour les aider dans le démarrage de leur entreprise. Le projet fut un grand succès puisqu’un grand nombre de PME de Grand-Mère sont toujours actives dans d’autres locaux de ce territoire. Après son retrait de la vie politique, la Ville de Grand-Mère l’a honoré en renommant l’incubateur le COMPLEXE INDUSTRIEL JACQUES-MARCHAND.

Les efforts effectués dans le domaine du tourisme sous le règne du maire Jacques Marchand sont remarquables. En collaboration avec la Corporation du Centre de la Culture de Grand-Mère et du Village d’Émilie, il n’a jamais hésité à aller de l’avant lorsqu’il a fallu acquérir les décors de la télésérie « Les Filles de Caleb » . Ainsi naissait en 1991 l’attrait touristique le Village d’Émilie  qui s’est enrichi par la suite de bâtiments supplémentaires comme ceux de « Shehaweh », « Blanche » et « Mathusalem ».

LE CITOYEN IMPLIQUÉ
Tout au long de sa vie Jacques Marchand s’est impliqué dans les activités sociales de la ville de Grand-Mère. Très jeune, il assume en 1944 la présidence du club de curling de Grand-Mère. Puis vient sa participation à la Jeune chambre de Commerce dans les années 1960. Il s’intéresse ensuite au sort des aînés en assumant la présidence du conseil d’administration du Foyer Grand-Mère de 1967 à 1975. Après son retrait de la vie politique en 1994, il fait du bénévolat auprès de différentes organisations de Grand-Mère.

Jacques Marchand ou Monsieur Grand-Mère est décédé d’un infarctus le 5 février 1999, à peine âgé de 70 ans.

Sources :    L’Hebdo du Saint-Maurice, 23 octobre 1994

      Le Nouvelliste, 15 octobre 1994

Omer Lemay, le 9 juin 2010


Date de création : 07/12/2015 @ 11:02
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