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Généalogie

UNE CARRIÈRE VOUÉE À LA FORMATION PROFESSIONNELLE

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Monsieur Albert Landry est né à Saint-Alexandre de Kamouraska, le 7 janvier 1905. Il est le fils d’Eusèbe Landry et d’Élise Deschênes. Marié à Yvonne Guertin (1908-1986), le couple comptera 5 enfants : Jeannine, Nelson, Raymond, Denise et Daniel pour assurer leur descendance.

Après ses études élémentaires et complémentaires dans son patelin du Bas-du-Fleuve, il choisit de s’orienter vers la formation professionnelle à l’École Technique de Québec et il obtient son diplôme de technicien en juin 1927.

Il fait ses débuts sur le marché du travail dans les grandes usines de fabrication automobiles à Détroit, Michigan, à titre de dessinateur industriel. Il y passe trois ans, soit de juin 1927 à septembre 1930 et il en profite pour améliorer considérablement sa maîtrise de l’anglais et y trouver sa future compagne de vie Yvonne Guertin.

PROFESSEUR DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE

De retour au Canada en octobre 1930, nous le retrouvons dans la première équipe de professeurs de la nouvelle École industrielle de Port-Alfred, au Saguenay, à titre de directeur-fondateur.

STI.jpgL’année suivante, c’est à l’École technique de Shawinigan que nous le retrouvons comme professeur de mécanique d’ajustage et de mathématiques.

Le Shawinigan Technical Institute, c’est son nom officiel depuis sa fondation en 1911 par John Edward Aldred de la Shawinigan Water and Power, est en plein essor. La clientèle du jour est passé de 15 à une centaine d’étudiants, et celle du soir de 146 à tout près de 500. L’édifice de la rue de la Station a subi trois agrandissements successifs, on a ouvert de nouveaux ateliers de formation bien équipés, etc. Monsieur Landry est accueilli par le directeur de l’institution, monsieur Charles-Nelson Crutchfield, en poste depuis 1923. On a même ouvert une classe universitaire, l’Immatriculation Senior, qui permet l’entrée directe en deuxième année (faculté de génie) à l’Université McGill.

Mentionnons que durant la période de 1933 à 1946, madame Yvette Adrienne Guertin-Landry dirige les cours de haute couture à l’intérieur des murs de l’institution. De 1940 à 1945, monsieur Landry se voit confier l’organisation et la surveillance des cours d’Urgence de guerre au S.T.I.

DIRECTEUR DE L’ÉCOLE TECHNIQUE

En 1946, il est nommé directeur des études de l’École technique de Shawinigan. Il est promu officiellement directeur en 1953 et assume cette charge jusqu’à sa retraite en 1968.

Son premier défi est de diriger le changement de statut de l’organisme scolaire. D’école indépendante ou privée depuis 1911, elle doit à compter de septembre 1946 adopter progressivement les programmes officiels de la direction générale des études de l’enseignement spécialisé du Ministère de la Jeunesse de la Province de Québec. Les manuels scolaires en français remplaceront de plus en plus ceux de langue anglaise.

institut_technique.jpgMonsieur Landry sait bien s’entourer. En 1953, son bras droit est monsieur Vladimir Sokolyk, à la direction des études, et son bras gauche, monsieur Gérard Desfonds, au poste de surintendant des ateliers. Sous sa gouverne, le personnel enseignant passe d’une quinzaine à une cinquantaine de professeurs, dont une dizaine de chefs de section. Toutes sortes de spécialités jusqu’alors absentes de la liste des cours, sont ajoutées : ferblanterie, mécanique automobile, électricité pratique, etc.

Après avoir géré les agrandissements de 1953 et 1958, monsieur Landry dirigera en 1964 la construction d’un tout nouvel édifice sur le boulevard Albert-Tessier, immeuble qui servira d’assise à la future Polyvalente Des Chutes en 1972.

A l’aube de sa retraite, dans la foulée du Rapport Parent sur l’éducation publié en 1964, il voit son œuvre éducative se poursuivre à l’intérieur de nouvelles structures : les Collèges d’enseignement général et professionnel ou CEGEP, et les écoles secondaires polyvalentes.

Inoccupé depuis 1974, le vénérable édifice de la rue de Station tombera sous le pic des démolisseurs au cours de l’année 1978.

RETRAITÉ ACTIF

Monsieur Albert Landry prend sa retraite de l’enseignement technique en 1968. Après avoir occupé la fonction de vice-président en 1965 puis de président en 1966 du C.E.U. ou Centre des études universitaires de Trois-Rivières, il devient en juin 1969 membre du comité de planification de la toute nouvelle U.Q.T.R. fondée officiellement le 19 mars 1969.

Le décès du 3è maire de la Ville de Shawinigan-Sud Louis-Philippe Lacoursière le 18 octobre 1970 commande une élection pour terminer ce mandat au conseil municipal. Monsieur Landry se laisse tenter par le poste et sort vainqueur de la joute électorale en ce 22 décembre 1970. Il l’emportera à nouveau à l’élection régulière du 4 novembre 1973.

Le visage de Shawinigan-Sud se modifie au cours de cette décennie 1970 : centre hospitalier, Foyer de Shawinigan-Sud, Centre fiscal, belvédère, Parc des Chutes (ou de l’île Melville), aréna Gilles-Bourassa, centre administratif et atelier d’Hydro-Québec, etc.

La riche personnalité d’Albert Landry et sa fructueuse carrière méritent le plus grand respect. A preuve, il est nommé « personnalité de l’année » pour le grand Shawinigan en 1976, puis décoré de l’Ordre du Canada en décembre 1977, moins d’un mois avant son décès en ce début de 1978.

A titre posthume, monsieur Landry fait partie de la première cuvée de l’Académie des Grands Shawiniganais en 1997, secteur Science et Technologie.

Depuis décembre 2008, le parc industriel de Shawinigan-Sud porte son nom, s’ajoutant à l’odonyme Place Albert-Landry.

Source : Une histoire entre nous, Ville de Shawinigan-Sud, 1983

Marcel Pratte, Cinquante années au service de la formation technique en Mauricie, Institut de 
Technologie de Shawinigan, 1962

Omer Lemay, 4 octobre 2009


Date de création : 07/12/2015 @ 10:47
Catégorie : Mémoires Revisitées - En hommage à ...